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À l’occasion de la Journée internationale des Administrateurs systèmes, le Groupe Asten donne la parole à Julien Sabiols, Administrateur Système Linux. Reconverti après une formation DevOps, il revient sur son parcours, son quotidien entre projets et maintenance d’infrastructures, et ce que ce métier implique réellement au-delà des idées reçues.
Peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours avant de rejoindre le groupe Asten ?
Je m’appelle Julien Sabiols. À l’origine, je suis diplômé en cuisine. J’ai ensuite été comédien pendant une dizaine d’années avant de ressentir le besoin d’exercer un métier plus structuré.
Je me suis alors formé au DevOps via un organisme de formation à distance. À la fin de mon cursus, la recherche d’emploi n’a pas été simple. Je cherchais une ESN à taille humaine, avec des projets variés, et c’est dans cette démarche que j’ai rejoint Asten.
Au départ, je m’intéressais à la Data Science, mais je me suis vite rendu compte que ce domaine demandait un solide socle d’ingénieur, généralement de niveau Bac+5. J’ai donc préféré repartir des fondamentaux, avec Linux et le DevOps. Je voulais commencer par un domaine très technique, exigeant, tout en restant proche des sujets qui me passionnent réellement.
Le DevOps est un environnement où l’on monte très rapidement en compétences et où l’on touche à énormément de technologies. C’est ce qui fait que je ne m’ennuie jamais.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir Administrateur Système ?
Je suis passionné par énormément de sujets, notamment les grands enjeux de société : les défis technologiques, énergétiques et sociaux. Je m’intéresse aussi à l’industrie, à l’astrophysique ou encore aux modèles climatiques : comment savoir s’ils sont pertinents ? Comment mesurer si les ressources humaines, financières et techniques investies sont justifiées ?
Finalement, la modélisation répond à ces questions, et c’est aussi ce que l’on retrouve dans le DevOps. L’objectif est de concevoir exactement ce dont le client a besoin, ni plus ni moins. Il s’agit de dimensionner les infrastructures avec précision. Cette recherche de la juste mesure me motive énormément. J’aime mesurer, optimiser et concevoir intelligemment.
Cette idée de dimensionner intelligemment, pour moi, c’est le défi du siècle.
Pourquoi avoir choisi Asten ?
Ce qui m’a convaincu, c’est d’abord la taille de l’ESN et la confiance que j’ai ressentie dès les premiers échanges.
J’ai eu le sentiment d’intégrer une entreprise où j’allais rapidement être plongé dans le concret, monter très vite en compétences, tout en étant accompagné. J’ai été tout de suite soutenu et accompagné par mon collègue et mentor Emerick, également Admin Sys Linux.
Quand tu n’es pas devant des serveurs ou des équipements réseau, qu’est-ce que tu aimes faire ?
J’aime marcher, faire de la randonnée et de l’escalade. Je vais régulièrement au cinéma, j’écoute des podcasts, j’assiste à des conférences, je pratique les jeux de rôle et j’écris. J’accorde aussi beaucoup de temps à mes proches, notamment à ma compagne.
À quoi ressemble une journée ou une semaine type dans ton poste ?
Environ 40 % de mon temps est consacré aux projets. Le premier défi consiste souvent à aider le client à clarifier son propre besoin avant de construire la solution adaptée. Cela implique parfois d’apprendre entièrement une technologie que je ne connais pas encore. Finalement, notre véritable compétence, c’est de savoir chercher les bonnes informations et monter rapidement en expertise.
Face à l’immensité des connaissances en informatique, nous ne maîtrisons tous qu’une petite partie des sujets. En revanche, nous savons apprendre, nous adapter et progresser en permanence. Nous sommes résilients et nous nous enrichissons chaque jour.
Les 60 % restants concernent la maintenance. Cela consiste par exemple à relancer un client parce que son serveur signale depuis plusieurs semaines un disque presque plein. Nous jouons un véritable rôle de conseil en rappelant les bonnes pratiques indispensables à la bonne santé de leurs infrastructures.
Est-ce que tes journées sont plutôt planifiées ou est-ce qu’il faut souvent gérer des imprévus ?
Je planifie finalement assez peu mon travail. Nous fonctionnons avec un flux continu de tickets et l’équipe est suffisamment réactive pour les traiter au fil de l’eau.
La planification concerne principalement les échanges avec les clients ou lorsque l’activité s’intensifie, nous priorisons naturellement les demandes selon leur niveau d’urgence.
Quels sont les sujets qui occupent le plus ton temps ?
Je crée beaucoup de machines virtuelles (VM). Une grande partie de mon travail consiste ensuite à les structurer et à les sécuriser. Chaque infrastructure est différente puisque chaque client a des besoins spécifiques.
La mission d’un Administrateur Système consiste à assurer l’installation, le bon fonctionnement et la maintenance des systèmes d’exploitation ainsi que de leurs composants essentiels.
Y a-t-il un projet dont tu es particulièrement fier et pourquoi ?
Comme je suis encore junior, j’ai énormément appris ces derniers mois. Finalement, je suis fier de l’ensemble de cette progression.
Dans ce métier, on nourrit constamment sa motivation et son égo grâce à notre capacité à apprendre.
Je pense notamment à un projet réseau, un domaine dans lequel je ne suis pourtant pas le plus à l’aise. J’ai réussi à mettre en place un applicatif permettant de synchroniser des bornes en une seule journée. Au départ, on avance avec beaucoup d’incertitudes, puis, lorsque tout fonctionne, on ressent une vraie satisfaction. Cela me rappelle d’ailleurs le monde du spectacle.
Quel a été le plus gros défi technique que tu as eu à relever ?
Pendant ma formation, nous avons dû concevoir une infrastructure complète, entièrement déployée automatiquement avec Terraform sur AWS, un défi technique très complet.
Le projet était très ambitieux et nous ne disposions que de trois semaines pour le réaliser. Nous avons réussi à le mener à bien et, aujourd’hui encore, je suis impressionné par le résultat obtenu.
Qu’est-ce que les gens imaginent mal sur le métier d’Administrateur Système ?
Beaucoup pensent que l’on reste assis toute la journée devant un écran et que le métier est monotone. C’est tout l’inverse.
C’est un métier extrêmement social. Nous sommes au cœur de la chaîne de production et nous échangeons avec de nombreux interlocuteurs au quotidien. Par ailleurs, la variété de sujets d’intérêts, de technologies, et de domaines à couvrir est assez immense. L’ennui a du mal à s’installer chez celui qui reste curieux.
Quelles compétences sont indispensables pour exercer ce métier ?
Il faut avant tout aimer découvrir et apprendre.
La curiosité est essentielle, tout comme la capacité à travailler en équipe, à communiquer, à se former et se stimuler en permanence et à être autonome et débrouillard.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton poste chez Asten ?
C’est un poste très transversal. On touche à tous les fondamentaux de l’informatique. C’est un métier tentaculaire : on met les mains dans tous les domaines et, grâce à cela, on progresse extrêmement vite.
Qu’est-ce qui te motive à venir travailler chaque matin ?
Apprendre et continuer à progresser.
Qu’est-ce que tu continues d’apprendre dans ce métier ?
Tous les deux mois, j’ai le sentiment de découvrir un nouveau domaine. Aujourd’hui, je me rapproche progressivement du DevOps, notamment autour de Kubernetes. Je vais de plus en plus vers le métier que je voulais exercer au départ.
Qu’est-ce qui différencie selon toi le poste chez Asten d’un poste similaire ailleurs ?
La progression est impressionnante. Pour moi, Asten est une véritable couveuse de talents.
Comment décrirais-tu l’ambiance au sein de ton équipe ?
Les relations entre collègues sont excellentes. Je travaille avec des personnes très talentueuses.
